Bergamote : matière première végétale en parfumerie

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Origine botanique et géographique

La bergamote en parfumerie provient du Citrus bergamia Risso & Poiteau, petit arbre fruitier de la famille des Rutacées — même famille botanique que l’orange (Citrus sinensis), le citron (C. limon), le pamplemousse (C. paradisi), la mandarine (C. reticulata) et la lime (C. aurantiifolia). L’origine botanique précise de la bergamote reste partiellement débattue par les botanistes contemporains, mais les analyses génétiques récentes suggèrent qu’il s’agit d’un hybride issu probablement d’un croisement entre le citron (Citrus limon) ou le cédrat (Citrus medica) et l’orange amère (Citrus aurantium), fixé probablement dans le sud de l’Italie au cours des XVI-XVII siècles. Cette origine hybride explique en partie la richesse chimique singulière de la bergamote, qui combine certaines caractéristiques de ses deux parents probables.

Il convient de distinguer rigoureusement la « bergamote » parfumière (Citrus bergamia) de la « bergamote » désignant la plante herbacée Monarda didyma (famille des Lamiacées), qui n’a aucune parenté botanique avec la bergamote-agrume. Cette homonymie trompeuse, qui résulte d’usages historiques distincts (la Monarda était utilisée en infusion aromatique en Amérique du Nord, son odeur évoquant celle de la bergamote-agrume), peut occasionner des confusions terminologiques qu’il est essentiel d’éviter dans le contexte de la parfumerie où « bergamote » désigne exclusivement le Citrus bergamia.

L’arbre est un petit agrume de 3 à 5 mètres de hauteur à maturité, à port étalé et compact, à feuilles ovales vert-foncé brillant caractéristiques des Citrus, à fleurs blanches parfumées du printemps. Les fruits sont arrondis ou légèrement piriformes, de la taille d’une orange moyenne (8 à 12 centimètres de diamètre), à peau lisse à légèrement bosselée, vert à l’état immature, vert-jaune à jaune à maturité (selon le moment de récolte, variable selon les usages). La pulpe est acide et amère, contenant peu de jus, ce qui rend le fruit immangeable cru. La bergamote n’est donc pas un fruit de table mais une culture spécifiquement lié au parfum et à l’aromatique, dont la valeur réside dans le zeste.

Plusieurs cultivars sont reconnus dans la production calabraise traditionnelle : « Femminello » (le plus répandu, à fruit globuleux et à rendement élevé), « Castagnaro » (plus ancien, à fruit piriforme caractéristique) et « Fantastico » (cultivar plus récent issu de sélection).

Une particularité remarquable de la bergamote mérite d’être mentionnée : la production mondiale est extraordinairement concentrée géographiquement, à un niveau probablement unique parmi les grandes matières premières du parfum. Plus de 90 % de la production mondiale provient d’une étroite bande côtière de Calabre, dans le sud de l’Italie, sur la côte ionienne (côte est de la pointe italienne, face à la Grèce et à l’Albanie). Cette zone, qui s’étend approximativement entre Villa San Giovanni au nord et Monasterace au sud, couvre environ 150 kilomètres de côtes sur quelques kilomètres de profondeur. Ce micro terroir exceptionnel est attribué à une combinaison unique : climat méditerranéen tempéré par la proximité de la mer ionienne, sols volcaniques et alluvionnaires, exposition particulière, microclimat humide créé par la proximité montagne-mer. Les tentatives de culture de bergamote dans d’autres régions méditerranéennes (Sicile, Sardaigne, Côte d’Azur, Maroc, Tunisie, Grèce) donnent des résultats nettement inférieurs sur le plan qualitatif, ce qui explique la pérennité du monopole calabrais depuis trois siècles.

Cette dimension territoriale exceptionnelle a justifié la création de l’AOP « Bergamotto di Reggio Calabria – Olio Essenziale » (AOP italienne, reconnue au niveau européen depuis 2001), qui protège la production d’huile essentielle de bergamote selon des cahiers des charges stricts dans les provinces calabraises concernées.

Les principales zones de production contemporaines sont :

  • l’Italie (Calabre), producteur dominant avec environ 90 % de la production mondiale, principalement dans la province de Reggio de Calabre (commune de Reggio Calabria, Brancaleone, Locri, Roccella Ionica, Bovalino et plusieurs autres) ;
  • la Côte d’Ivoire, producteur secondaire (production introduite au XX siècle) ;
  • l’Argentine (région du nord-est) ;
  • le Brésil, la Turquie, le Maroc, plusieurs autres pays méditerranéens et tropicaux, en quantités très modestes et à qualité généralement inférieure à la calabraise.

Procédés d’extraction

Le procédé dominant pour la bergamote est l’expression à froid des zestes, technique commune à toutes les matières premières d’agrumes et fondamentalement différente de la distillation utilisée pour la plupart des autres matières.

L’expression à froid consiste à comprimer mécaniquement ou abraser les zestes des fruits pour rompre les glandes oléifères présentes dans la peau, libérant ainsi l’essence sous forme liquide qui s’écoule directement sans subir l’élévation de température de la distillation. Cette technique préserve l’intégrité chimique des composés les plus délicats (notamment les esters terpéniques) qui seraient partiellement dégradés par la chaleur d’une distillation.

Les techniques historiques d’expression manuelle (avec l’« écuelle » ou les éponges) ont été remplacées au XXe siècle par des machines dites « sfumatrici » qui combinent l’extraction du jus et l’expression du zeste en un seul processus mécanisé. Les fruits entiers passent dans la machine où ils sont comprimés et abrasés, libérant simultanément le jus de la pulpe et l’essence du zeste, qui sont ensuite séparés.

Le rendement en essence est de l’ordre de 0,4 à 0,6 % du poids de fruits, soit 4 à 6 kilogrammes d’essence pour une tonne de bergamotes.

L’essence de bergamote obtenue est un liquide jaune-vert caractéristique, à signature olfactive immédiatement reconnaissable et largement familière.

La distillation à la vapeur des zestes ou de la fleur de bergamote existe également mais reste minoritaire : elle donne un profil différent (sans la « fraîcheur » et la vivacité caractéristiques de l’expression à froid), moins prisé en parfumerie fine.

Une étape de purification essentielle concerne le traitement des furocoumarines :

  • l’essence de bergamote brute contient des furocoumarines ;

Ces molécules sont phototoxiques : elles deviennent photosensibilisantes sous exposition aux rayons ultraviolets, provoquant des réactions cutanées (taches pigmentaires, brûlures, dermites) chez les personnes ayant appliqué de la bergamote brute sur leur peau avant exposition solaire ;

Pour répondre à ces contraintes, l’industrie a développé l’essence de bergamote « FCF » (Furocoumarin-Free) ou « sans bergaptène », obtenue par distillation moléculaire ou filtration sélective qui retire le bergaptène et les autres furocoumarines tout en préservant le profil olfactif.

L’essence de bergamote FCF représente aujourd’hui la majorité de l’usage cosmétique du parfum.

Profil olfactif

Le profil olfactif combine :

  • une dimension hespéridée fraîche centrale, vivace et immédiatement reconnaissable ;
  • une note florale-élégante discrète mais essentielle, qui distingue radicalement la bergamote des autres agrumes plus « simples » ;
  • une dimension légèrement amère caractéristique, qui apporte sophistication et complexité ;
  • une touche boisée légère délicate en arrière-plan ;
  • une rondeur et une élégance générales qui en font l’agrume le plus prestigieux et le plus universellement utilisé en parfumerie fine ;
  • une fraîcheur persistante au-delà de la simple dimension de tête.

Cette complexité naturelle distingue la bergamote des autres notes hespéridées : là où le citron est plus acide-net, l’orange plus sucrée-simple, le pamplemousse plus amer-juteux, la bergamote offre un équilibre sophistiqué entre fraîcheur agrume et complexité florale qui en fait la matière de tête la plus prisée de la parfumerie classique.

Histoire

L’histoire de la bergamote en parfumerie est l’une des plus fascinantes parmi celles des matières premières d’agrumes, et elle est intimement liée à la naissance de la parfumerie moderne européenne.

L’origine botanique de la bergamote reste mystérieuse. Plusieurs hypothèses circulent sur son apparition : introduction depuis les Canaries ou l’Asie au XVe-XVIe siècle, hybridation spontanée en Calabre, sélection horticole italienne. Quoi qu’il en soit, la bergamote est clairement identifiée comme matière première en Calabre dès la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle, période durant laquelle les paysans calabrais commencent à extraire l’essence des zestes pour des usages des parfums et médicinaux locaux.

Concernant l’étymologie du nom, plusieurs hypothèses sont avancées. La plus probable rattache « bergamote » au turc « bey armudi » signifiant « poire du seigneur » ou « poire du bey » (l’aristocrate), en référence à la forme piriforme du fruit. D’autres hypothèses évoquent la ville de Bergame en Lombardie (sans lien botanique évident), ou un terme calabrais ancien. L’étymologie turque reste la plus largement acceptée.

L’événement fondateur est la création de l’« Acqua di Cologne » ou Eau de Cologne par Johann Maria Farina en 1709 à Cologne (Allemagne). Farina, parfumeur italien installé en Allemagne, compose une eau parfumée alcoolique d’un type nouveau, légère et rafraîchissante, qui exploite massivement la bergamote en accord avec d’autres agrumes (citron, orange), du néroli et du romarin. Cette structure révolutionnaire – fragrance alcoolique légère à dominante hespéridée, par opposition aux parfums concentrés lourds de l’époque – invente la famille des eaux de Cologne, qui constitue depuis trois siècles l’une des structures fondamentales de la parfumerie occidentale.

L’essor commercial massif de la culture de bergamote en Calabre s’inscrit à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle et plus encore au XIXe siècle, parallèlement à l’expansion européenne des eaux de Cologne et au développement de la parfumerie alcoolique moderne. La région côtière ionienne de Calabre se spécialise progressivement dans cette culture exclusive, devenant le monopole quasi-mondial qu’elle reste aujourd’hui.

L’âge d’or de la bergamote calabraise s’étend approximativement de 1850 à 1950, période durant laquelle la matière est l’ingrédient hespéridé par excellence de la parfumerie européenne. Pratiquement toutes les grandes fragrances classiques du XIX et du XX siècle contiennent de la bergamote en note de tête : Chypre Coty (1917), L’Heure Bleue (1912), Chanel N°5 (1921), Mitsouko (1919), Shalimar (1925), Tabac Blond (1919), et un nombre quasi infini d’autres références classiques. Cette présence universelle fait de la bergamote l’une des matières les plus systématiquement présentes de toute l’histoire du parfum.

Une dimension culturelle particulière mérite d’être mentionnée : l’utilisation de la bergamote dans le thé Earl Grey, mélange de thé noir aromatisé à l’huile essentielle de bergamote, créé probablement au XIXe siècle (les origines exactes sont débattues, plusieurs récits attribuant le mélange à Charles Grey, 2e comte Grey et Premier ministre britannique 1830-1834). Ce thé bergamote est devenu l’une des traditions britanniques emblématiques et constitue une utilisation alimentaire majeure de l’essence de bergamote, parallèle à son usage en parfumerie.

L’identification scientifique du bergaptène comme composé photosensibilisant date du milieu du XXe siècle, et a conduit progressivement à l’encadrement réglementaire moderne de l’usage cutané de la bergamote, et au développement de la bergamote FCF.

Usage contemporain

Les enjeux contemporains de la filière bergamote incluent :

  • la préservation de la production calabraise historique, soumise à plusieurs défis : urbanisation côtière, vieillissement des planteurs, concurrence d’autres usages agricoles et urbains ;
  • la valorisation patrimoniale par l’AOP et par les partenariats entre les producteurs calabrais et les grandes maisons de parfumerie ;
  • les fluctuations climatiques affectant les récoltes ;
  • la lutte contre les adultérations (essence de bergamote diluée ou frelatée par ajout d’autres essences d’agrumes moins coûteuses, ou par essences synthétiques) ;
  • le développement de productions biologiques et équitables ;
  • l’émergence de bergamotes d’autres origines (Côte d’Ivoire notamment), qui complètent les approvisionnements traditionnels mais ne remplacent pas la qualité calabraise.

Plusieurs grandes maisons de parfumerie ont développé des partenariats directs avec les producteurs calabrais (notamment Chanel, Dior, Guerlain, Hermès, Lancôme) pour sécuriser leur approvisionnement en bergamote de qualité supérieure.

Rôles en composition

La bergamote joue en parfumerie un rôle universel et fondamental, qui en fait probablement la matière première la plus présente dans la quasi-totalité des compositions de parfums des trois derniers siècles.

Son rôle le plus emblématique est celui de note de tête par excellence. Dans la structure classique « tête-cœur-fond » développée à partir du XIXe siècle, la bergamote occupe la place centrale des notes de tête : elle apporte la première impression olfactive brillante, fraîche, élégante et engageante d’une composition. Cette fonction de tête s’explique par la combinaison idéale de :

  • la volatilité des composés hespéridés (limonène, terpènes), qui assure une manifestation immédiate au moment de l’application ;
  • la fraîcheur caractéristique des agrumes ;
  • la complexité florale qui distingue la bergamote des autres agrumes plus simples ;
  • l’élégance générale qui établit immédiatement un niveau qualitatif à la composition.

Cette place de tête explique la présence quasi-systématique de la bergamote dans pratiquement toutes les familles :

  • en eaux de Cologne classiques, la bergamote est la matière dominante en accord avec citron, orange, néroli, romarin ;
  • en eaux fraîches modernes, elle conserve un rôle central ;
  • en chyprés, elle ouvre la composition (bergamote → rose-jasmin-cœur → mousse-patchouli) ;
  • en fougères, elle accompagne la lavande en notes de tête ;
  • en florales, elle introduit les bouquets floraux ;
  • en orientaux, elle apporte une fraîcheur en tête qui équilibre la chaleur du fond (le contraste bergamote-vanille est l’un des plus classiques) ;
  • en boisées, elle anime les structures de fond.

Au-delà de son rôle dominant en notes de tête, la bergamote intervient également comme modulateur dans les notes de cœur de certaines compositions, où sa dimension florale-acétate de linalyle apporte une continuité subtile entre tête et cœur.

Dans la parfumerie masculine moderne, la bergamote est l’une des matières les plus présentes, particulièrement dans les fragrances aromatiques et les eaux boisées-hespéridées.

La bergamote dialogue avec pratiquement toutes les autres matières de la palette des parfums. Quelques associations particulièrement caractéristiques : citron, orange, mandarine, pamplemousse, yuzu (couples hespéridés multiples) ; néroli, petitgrain, fleur d’oranger (parenté botanique avec les autres parties du Citrus aurantium) ; lavande, romarin, basilic (compositions aromatiques) ; rose, jasmin, fleurs blanches (chyprés et florales) ; mousse de chêne, patchouli, labdanum (chyprés) ; fève tonka, coumarine (fougères) ; bois divers (cèdre, santal, gaïac, vétiver) ; vanille, benjoin, baume du Pérou (orientaux) ; thé vert, thé noir (compositions « thé ») — la bergamote du Earl Grey étant une référence directe ; iso E super, muscs synthétiques (modernes) ; safran, épices (orientaux modernes) ; fruits (poire, pomme verte, framboise) dans les fruités modernes.

Quelques fragrances emblématiques marquées par la bergamote — l’exhaustivité étant pratiquement impossible étant donné la présence universelle de la matière :

Eau de Cologne (Johann Maria Farina, 1709)fragrance fondatrice de l’eau de cologne et de l’usage hespéridé moderne —, Chypre Coty (1917) — fondatrice de la famille chyprée —, Eau de Cologne Impériale (Guerlain, 1853), Eau de Lubin, Chanel N°5 (1921), L’Heure Bleue (Guerlain, 1912), Mitsouko (Guerlain, 1919), Shalimar (Guerlain, 1925), Habit Rouge (Guerlain, 1965), Eau Sauvage (Dior, 1966) par Edmond Roudnitska — composition emblématique exploitant la bergamote dans une structure masculine moderne révolutionnaire (en accord avec l’hédione, molécule synthétique alors récente, dans l’une des premières fragrances l’utilisant) —, Diorella (Dior, 1972), Cristalle (Chanel, 1974), Acqua di Parma Colonia (1916) — eau de cologne italienne emblématique exploitant la bergamote calabraise locale —, Light Blue (Dolce & Gabbana, 2001), L’Eau d’Issey Pour Homme (Issey Miyake, 1994), Terre d’Hermès (2006), Bergamote 22 (Le Labo), Hermès Eau d’Orange Verte, plusieurs Frédéric Malle, plusieurs Atelier Cologne, plusieurs Jo Malone, 4711 (Original Eau de Cologne), Roger & Gallet Jean-Marie Farina, et un nombre quasi infini d’autres compositions classiques et contemporaines.

Mentions spéciales :

L’Eau de Cologne de Johann Maria Farina (1709) comme œuvre fondatrice de la parfumerie alcoolique moderne. Cette composition révolutionnaire, créée par le parfumeur italo-allemand Johann Maria Farina à Cologne et commercialisée dès le début du XVIII siècle, inaugure la famille des eaux de cologne qui constitue depuis trois siècles l’une des structures fondamentales de la parfumerie occidentale. La maison Johann Maria Farina gegenüber dem Jülichs-Platz existe toujours à Cologne aujourd’hui, et constitue la plus ancienne maison de parfumerie au monde encore en activité (depuis 1709). L’Eau de Cologne Originale est encore produite selon une recette demeurée largement fidèle à l’original, et le rôle dominant de la bergamote calabraise dans sa composition illustre la continuité historique de cette matière dans la parfumerie européenne.

L’Eau Sauvage de Dior (1966) par Edmond Roudnitska comme œuvre révolutionnaire ayant redéfini la place de la bergamote dans la parfumerie masculine moderne. Cette composition, l’une des premières à intégrer massivement l’hédione (molécule synthétique alors récemment développée par Firmenich, voir la fiche correspondante), associe la bergamote à une structure hespéridée-aromatique-jasminée d’une légèreté et d’une luminosité inédites pour la parfumerie masculine de l’époque. Eau Sauvage a inspiré des décennies de masculines hespéridées contemporaines et continue d’être produite aujourd’hui comme l’une des références absolues de la parfumerie masculine du XXe siècle.

La bergamote représente, parmi les matières premières naturelles, la plus universellement présente de toute la palette classique des parfums. Son rôle structurel en notes de tête, sa complexité chimique unique combinant fraîcheur agrume et élégance florale, son inscription territoriale exceptionnelle dans le micro-terroir calabrais, sa place fondatrice dans la famille des eaux de Cologne et plus largement dans la parfumerie alcoolique européenne moderne, en font une matière d’une densité de sens considérable, incontournable dans la création parfumée de toutes époques et de tous segments. Sa filière calabraise – concentrée géographiquement à un niveau probablement unique au monde, soumise aux défis du changement climatique et de la transformation urbaine – distingue l’inscription territoriale forte de la parfumerie italienne et constitue l’un des patrimoines agricoles les plus précieux du sud de l’Italie.

Stefane Girard
Stefane Girard
Spécialiste de la relation client et de la qualité de service, tout d’abord dans le tourisme puis dans d’autres secteurs en tant que consultant, j’ai également géré une société de vente en ligne d’articles de luxe. Tout au long de ma vie, j’ai étudié des sujets qui m’ont permis de développer une sensibilité pour l’esthétique et l’admiration du savoir-faire de ceux qui travaillent avec passion et talent à magnifier notre quotidien : les artisans d'art. Ce site me permet de partager avec vous mes centres d’intérêt et de rendre hommage à ces artisans de l’excellence.
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