Avec Boardwalk, Lürssen signe l’une de ses livraisons les plus imposantes de 2026. Long de 117 mètres, ce superyacht en acier et aluminium associe lignes classiques, volumes considérables, deux hélipads, vastes terrasses, piscine, beach club, tenders sur mesure et aménagements conçus autour d’un usage familial autant que spectaculaire.
Un départ de chantier comme un salut
Il y a des livraisons qui passent presque discrètement, même dans le monde feutré du grand yachting. Celle de Boardwalk appartient à une autre catégorie. Lorsque ce yacht de 117 mètres a quitté les installations de Lürssen en Allemagne, il a refermé un long chapitre de construction avant d’ouvrir sa vie en mer. La scène avait quelque chose de cérémoniel : un navire de cette taille ne sort pas d’un chantier comme un simple objet terminé. Il quitte un lieu qui l’a vu naître, entouré des équipes qui ont façonné sa coque, ses ponts, ses volumes, ses systèmes et ses moindres détails.
Boardwalk s’inscrit dans la grande tradition des yachts privés de très haut tonnage. Sa force vient d’une silhouette volontairement posée, presque classique dans son rapport aux lignes horizontales, aux ponts superposés, à l’équilibre de la proue et à la présence de la superstructure. Dans un univers où certains yachts revendiquent des profils futuristes, celui-ci assume une autre voie : celle d’un grand yacht à l’allure statutaire, conçu pour durer dans le regard.
Lürssen connaît mieux que presque tout autre chantier cette catégorie de navires. Le constructeur allemand s’est imposé parmi les références absolues du segment des yachts de plus de 100 mètres, avec une maîtrise rare des projets intégralement sur mesure. Boardwalk confirme cette position. Sa taille, son niveau de personnalisation, ses équipements et son organisation intérieure en font un yacht de propriétaire au sens le plus complet du terme.
117 mètres de style classique et d’ingénierie contemporaine
Boardwalk mesure 117 mètres, avec une coque en acier et une superstructure en aluminium. Cette combinaison reste l’un des grands standards du très grand yachting : l’acier apporte robustesse, tenue à la mer et capacité structurelle, tandis que l’aluminium permet de contenir le poids des niveaux supérieurs. À cette échelle, l’enjeu ne consiste pas seulement à construire grand. Il faut que le yacht reste équilibré, stable, confortable, silencieux, fonctionnel et capable de longues navigations.
Son design extérieur est signé Frank Woll Design. Le profil s’organise autour de six ponts, avec une lecture très horizontale. La proue allongée, les lignes de vitrage, les terrasses superposées et les volumes arrière structurent une silhouette qui privilégie la continuité plutôt que la rupture. Rien ne semble placé pour provoquer gratuitement. Le yacht avance dans un registre plus intemporel, avec des proportions qui rappellent les grands navires privés classiques tout en intégrant une ingénierie résolument actuelle.
Cette dualité donne à Boardwalk son intérêt. À première vue, il ne cherche pas à bouleverser les codes. Mais sous cette apparence maîtrisée, le projet concentre des solutions d’une grande complexité : volumes intérieurs considérables, espaces extérieurs multiples, zones techniques intégrées, deux hélipads, garage à tenders, beach club, passerelle vitrée vers la salle des machines, ponts pensés pour les loisirs, l’accueil et la circulation fluide des invités.
Un yacht de propriétaire, pensé dans le détail
Boardwalk n’a pas été conçu comme un yacht de catalogue. À ce niveau, une telle notion n’a d’ailleurs plus beaucoup de sens. Le propriétaire a suivi de près la définition du projet, en intervenant sur des décisions structurelles, spatiales et décoratives. Cette implication se ressent dans la logique du bateau : Boardwalk n’est pas seulement un assemblage de grandes fonctionnalités attendues sur un yacht de 117 mètres. Il apparaît comme un lieu de vie très personnel, construit autour d’habitudes précises.
Le nom Boardwalk accompagne depuis longtemps les yachts de Tilman Fertitta. Il renvoie au Kemah Boardwalk, complexe de loisirs situé près de Houston et lié à son univers entrepreneurial. Les yachts précédents portaient déjà ce nom, à des échelles successivement plus importantes. Le nouveau Boardwalk prolonge cette histoire, mais change nettement de dimension. Après plusieurs unités américaines puis un yacht en acier plus récent, le passage chez Lürssen installe le projet dans le cercle des plus grands yachts privés contemporains.
Cette continuité explique sans doute l’importance accordée à la vie à bord. Boardwalk n’est pas un navire conçu seulement pour impressionner depuis un quai. Il doit accueillir, recevoir, divertir, permettre les arrivées en hélicoptère, organiser des séjours familiaux, transporter tenders, véhicules et équipements, tout en conservant une atmosphère intérieure cohérente.
Frank Woll, Amy Halffman et une vision partagée
Le dessin extérieur revient à Frank Woll, dont le travail donne au yacht cette présence longue, calme, structurée. L’intérieur a été développé avec Amy Halffman Designs, aux côtés de Suzanne Glover et Teresa Francis. Amy Halffman avait déjà accompagné le propriétaire sur ses yachts précédents, ce qui donne au nouveau Boardwalk une continuité décorative et personnelle importante.
L’intérieur reste largement privé, mais plusieurs éléments permettent d’en comprendre l’esprit. Le bois occupe une place centrale, notamment à travers de grandes surfaces en acajou ronceux à finition brillante. L’acier inoxydable poli, les formes doublement convexes et les jeux de lumière participent à une ambiance travaillée, plus proche d’un univers de yacht classique revisité que d’un minimalisme contemporain.
Ce choix n’est pas anodin. Sur un yacht de cette taille, l’intérieur pourrait facilement perdre son unité. Les volumes sont si vastes que le décor doit créer du rythme, donner des repères, accompagner les circulations, différencier les espaces sans les morceler. Le travail du bois, les surfaces réfléchissantes et les formes courbes contribuent à cette lecture. La lumière joue aussi un rôle majeur, avec un dispositif très développé, pensé pour valoriser le bateau de nuit autant que de jour.
La nuit comme scène flottante
Boardwalk accorde une attention particulière à l’éclairage. Le yacht compterait environ 3 000 points lumineux, soit un nombre très élevé même pour une unité de cette catégorie. Cette abondance n’a pas seulement une fonction spectaculaire. Elle sert aussi la sécurité des circulations, la lisibilité des ponts, la mise en valeur des matériaux et l’ambiance générale à bord.
Le choix correspond au goût du propriétaire pour des yachts capables d’exister fortement après le coucher du soleil. Le nom Boardwalk, avec son imaginaire de promenade, de lumières, de loisirs et de vie nocturne, trouve ici une traduction maritime. Le yacht n’est pas seulement destiné à être observé en pleine journée sous le soleil méditerranéen. Il est aussi conçu pour devenir une présence lumineuse au mouillage.
Cette dimension rejoint l’un des enjeux les plus délicats du grand yachting contemporain. À bord d’un yacht de plus de 100 mètres, l’éclairage ne peut pas se contenter d’être décoratif. Il doit guider, hiérarchiser, protéger, créer des zones d’intimité, accompagner les grandes réceptions, rendre les terrasses utilisables à toute heure, tout en évitant l’effet de surenchère. Boardwalk semble avoir été conçu comme un yacht de soirée autant que de navigation.
Deux hélipads pour un usage très flexible
Boardwalk dispose de deux hélipads, un à l’avant et un autre sur les ponts arrière supérieurs. Cette configuration change la manière d’utiliser le yacht au mouillage. Elle permet des arrivées et départs plus souples, facilite la gestion des invités, améliore la logistique et donne au propriétaire une flexibilité rare.
L’hélipad avant occupe le vaste pont de proue. L’autre, placé à l’arrière sur un niveau élevé, s’intègre à une organisation plus liée aux loisirs et à la circulation verticale. Ce type d’aménagement demande une grande précision. Un hélipad n’est pas une simple plateforme dégagée. Il implique des contraintes structurelles, des dégagements, des dispositifs de sécurité, des accès, une gestion des flux et une intégration visuelle dans la silhouette du yacht.

Sur Boardwalk, ces deux plateformes renforcent l’idée d’un navire pensé pour recevoir. Les invités peuvent rejoindre le yacht rapidement, sans dépendre uniquement des tenders. Cette capacité compte particulièrement en Méditerranée, dans les Caraïbes ou lors de séjours où les arrivées se multiplient.
Piscine, spa, putting green et terrasses superposées
Les espaces extérieurs forment l’un des grands atouts de Boardwalk. Le yacht dispose d’une vaste piscine, intégrée dans le pont arrière, ainsi que d’un spa et de plusieurs terrasses réparties sur les niveaux. Les ponts arrière sont conçus comme une succession de scènes : baignade, détente, réception, observation, circulation vers les zones supérieures ou vers le beach club.
Un putting green figure parmi les aménagements les plus inattendus. Ce détail dit beaucoup de la nature du projet. Boardwalk n’est pas seulement un yacht de représentation. Il cherche à transporter en mer des usages très personnels, parfois proches d’une résidence privée. Le putting green introduit une touche de loisir terrestre dans un univers marin, sans dénaturer l’ensemble.
Cette richesse d’équipements est typique des très grands yachts actuels, mais Boardwalk semble l’aborder avec une logique d’organisation plutôt que d’accumulation. La taille permet beaucoup ; la difficulté consiste à maintenir une circulation naturelle. Les terrasses doivent se répondre, les espaces de baignade ne doivent pas isoler les invités, les zones de repos doivent rester accessibles sans créer de confusion. Sur un yacht de 117 mètres, le vrai luxe tient souvent dans cette fluidité invisible.
Le beach club et l’escalier rétractable
L’un des détails techniques les plus intéressants concerne la liaison entre le pont principal arrière et le beach club. Boardwalk dispose d’une section de pont coulissante qui dissimule un escalier extérieur. Lorsque le système s’ouvre, il permet de descendre vers les espaces de bord de mer ; lorsqu’il se referme, il crée une surface continue et assure l’étanchéité de l’ensemble.

Ce dispositif montre l’attention portée à la transformation des espaces. Les grands yachts contemporains cherchent de plus en plus à effacer la frontière entre ponts supérieurs, plage arrière, mer et loisirs nautiques. Le beach club n’est plus un simple accès aux annexes ou aux jouets nautiques. Il devient un salon au niveau de l’eau, un lieu de détente, parfois un espace de sport, de spa ou de réception.
Sur Boardwalk, cette articulation paraît particulièrement travaillée. La section rétractable permet de conserver la pureté du pont lorsqu’elle est fermée, tout en offrant un accès direct lorsque les activités nautiques commencent. C’est précisément le type de solution qui distingue un yacht sur mesure d’un grand bateau simplement bien équipé.
Une passerelle vitrée vers la salle des machines
Boardwalk possède également une passerelle vitrée donnant sur la salle des machines. Ce détail est rare et révélateur. Sur la plupart des yachts, la technique reste entièrement cachée, séparée des espaces invités. Ici, elle devient visible, au moins ponctuellement, comme si le yacht acceptait de montrer une partie de son cœur mécanique.
Ce choix peut se lire de plusieurs manières. Il témoigne d’abord d’une fierté d’ingénierie. Sur une unité Lürssen de 117 mètres, la salle des machines constitue un monde à part : propulsion, production électrique, systèmes hydrauliques, climatisation, stabilisation, traitement de l’eau, réseaux de sécurité, équipements de navigation. La rendre perceptible, même depuis une passerelle, revient à reconnaître que le luxe d’un yacht ne tient pas seulement aux salons et aux cabines, mais aussi à l’intelligence technique qui permet à l’ensemble de fonctionner.
Cette passerelle crée aussi une expérience inhabituelle pour les invités. Elle introduit une dimension presque muséale dans la circulation : voir la machinerie, comprendre l’échelle du navire, mesurer la part invisible du confort. Dans le monde des superyachts, où tout est souvent pensé pour gommer l’effort, Boardwalk laisse apparaître une part du travail mécanique.
Une flotte de tenders et de véhicules
Boardwalk embarque trois tenders Hodgdon de 12 mètres conçus sur mesure, ainsi qu’un tender amphibie, des véhicules tout-terrain 4×4 et d’autres véhicules terrestres. Cette dotation dit beaucoup de l’usage envisagé. Le yacht n’est pas seulement une plateforme de séjour au mouillage. Il sert de base mobile pour explorer, débarquer, rejoindre des rivages, transporter des invités et organiser des excursions à terre.
Les tenders sont essentiels sur un yacht de cette taille. Ils assurent la relation avec les ports, les plages, les restaurants, les autres yachts, les activités nautiques ou les transferts lorsque l’hélicoptère n’est pas utilisé. Leur dessin, leur confort, leur vitesse, leur capacité de chargement et leur facilité d’accès comptent presque autant que les aménagements du navire principal.
Le choix de tenders de 12 mètres illustre le niveau d’échelle de Boardwalk. À eux seuls, ces bateaux auxiliaires approchent la taille de nombreuses unités de plaisance. Leur intégration demande des garages vastes, des systèmes de mise à l’eau puissants et une organisation d’équipage adaptée. L’ajout de véhicules terrestres renforce encore la vocation d’expédition confortable, même si Boardwalk reste d’abord un yacht de loisirs et de réception, non un explorer radical.
Un pont entier dédié aux invités
Boardwalk peut accueillir 24 invités dans 12 cabines. La configuration comprend un pont largement consacré aux suites, avec plusieurs espaces dotés d’un accès extérieur. Le VIP avant bénéficie d’un espace particulièrement privilégié, avec un salon privé tourné vers la proue. Cette organisation correspond à l’usage d’un grand yacht familial ou de réception : offrir à de nombreux invités un niveau élevé d’intimité, sans les disperser dans une architecture trop labyrinthique.
Sur un yacht de 117 mètres, la question de l’hébergement ne se limite pas au nombre de cabines. Il faut organiser les circulations, éviter les conflits de flux avec l’équipage, offrir des accès rapides aux ponts extérieurs, préserver des zones silencieuses, rendre les suites indépendantes sans créer un effet d’hôtel impersonnel. Boardwalk semble avoir été pensé pour concilier hospitalité et vie privée.
Cette dimension familiale correspond à l’histoire des yachts successifs du propriétaire. Boardwalk ne se présente pas comme une unité de charter standardisée ou une vitrine impersonnelle. C’est un yacht construit autour d’un usage précis : recevoir souvent, vivre à bord longuement, réunir des proches, accueillir des invités d’affaires, tout en conservant une forte identité décorative.
Lürssen et la tradition du très grand yacht
La livraison de Boardwalk confirme une nouvelle fois la position de Lürssen au sommet du très grand yachting. Le chantier allemand possède une expérience unique des unités hors norme, avec des réalisations dépassant régulièrement 100 mètres. Cette maîtrise se lit dans la capacité à concilier dimensions, personnalisation, fiabilité technique, confort acoustique, sécurité, circulation d’équipage et exigences de propriétaires très impliqués.
Un yacht comme Boardwalk ne se résume pas à sa longueur. À cette échelle, la complexité se trouve partout : stabilité, structure, vibrations, climatisation, production d’énergie, maintenance, stockage, opérations héliportées, sécurité incendie, embarquement des tenders, gestion des ponts, accès à la mer, autonomie, systèmes de navigation. La réussite tient dans la coordination de centaines de décisions.
Lürssen sait aussi donner à ses grands yachts une présence qui ne dépend pas toujours de l’extravagance. Boardwalk appartient à cette famille de navires qui misent sur la masse maîtrisée, la longueur, les ponts lisibles, la qualité de construction et la personnalisation fine. Ce n’est pas un objet de provocation. C’est un yacht de grande échelle qui cherche à paraître évident, alors que sa réalisation ne l’est pas du tout.
La mer comme théâtre privé
Boardwalk transforme la mer en théâtre privé, mais sans perdre de vue la logique d’usage. Les hélipads facilitent les arrivées. Les tenders multiplient les possibilités de débarquement. Les terrasses organisent la réception. Le beach club rapproche les invités de l’eau. La piscine et le spa prolongent la vie au mouillage. Le putting green introduit une touche ludique. La lumière donne au yacht une présence nocturne. La passerelle vitrée rappelle la puissance de la machinerie.
Cette accumulation pourrait devenir excessive si elle n’était pas organisée par un dessin cohérent. Le défi des yachts de plus de 100 mètres consiste précisément à éviter la dispersion. Boardwalk semble répondre par une hiérarchie claire : lignes extérieures classiques, espaces de loisirs généreux, intérieur chaleureux, technique intégrée, équipements pensés pour l’usage réel.
À bord, le luxe ne se mesure donc pas seulement à la surface disponible. Il se mesure à la capacité du yacht à rendre cette surface vivante. Un très grand yacht peut sembler vide s’il ne crée pas de moments, de parcours, de lieux distincts. Boardwalk paraît conçu pour produire ces séquences : arrivée en hélicoptère, promenade sur les ponts, descente vers le beach club, dîner sous les lumières, traversée vers les tenders, observation de la salle des machines, pause sur un pont supérieur.
Un nouveau Boardwalk, une autre échelle
Le nom Boardwalk existait avant ce yacht. Il a accompagné plusieurs unités du même propriétaire, chacune plus ambitieuse que la précédente. Ce nouveau Lürssen change cependant l’ordre de grandeur. À 117 mètres, il entre dans un cercle restreint, celui des yachts capables de combiner statut, autonomie, logistique, vie familiale, réception et signature esthétique sur une plateforme véritablement monumentale.
Cette progression raconte aussi l’évolution du grand yachting privé. Les propriétaires expérimentés cherchent rarement seulement plus grand. Ils cherchent mieux adapté à leur manière de vivre. La longueur devient un moyen, non une fin. Elle permet d’ajouter des ponts, des cabines, des hélipads, des garages, un beach club, des espaces sportifs, des salons, des zones privées, des circulations plus fluides. Mais elle doit toujours servir une vision.
Boardwalk semble construit autour de cette idée. Le yacht n’est pas une démonstration abstraite de mètres. Il prolonge un mode de vie déjà défini par son propriétaire, en lui donnant une ampleur nouvelle. C’est précisément ce qui distingue les grands projets réussis : ils ne ressemblent pas à des catalogues d’options, mais à des résidences flottantes dont les choix traduisent un usage.
Un géant appelé à prendre la Méditerranée
Après sa livraison, Boardwalk devait rejoindre Gibraltar avant de gagner la Méditerranée. Cette destination paraît naturelle pour un yacht de cette taille et de ce niveau d’équipement. La saison méditerranéenne offre le cadre idéal : mouillages spectaculaires, ports de prestige, itinéraires courts entre grandes destinations, dîners à bord, arrivées en hélicoptère, sorties en tenders, vie de pont presque permanente.
La Méditerranée sera aussi le premier grand théâtre public du yacht. Un navire de 117 mètres ne passe jamais inaperçu à Monaco, Saint-Tropez, Capri, Portofino, Ibiza ou dans les Baléares. Boardwalk y sera observé, photographié, comparé, commenté. Mais son intérêt ne se limite pas à cette visibilité. Il représente aussi un certain retour à une idée du grand yacht classique : un navire long, élégant, généreux, fait pour recevoir, voyager et vivre dehors.
Dans un marché où les projets les plus spectaculaires attirent souvent l’attention par la rupture, Boardwalk choisit la permanence. Ce n’est pas le yacht le plus futuriste du moment. C’est peut-être ce qui le rend intéressant. Il défend une vision du superyacht comme grande maison flottante, fortement personnalisée, techniquement complexe, mais volontairement lisible.
Une livraison qui compte dans l’année Lürssen
Boardwalk fait partie des grandes livraisons Lürssen de 2026. Pour le chantier, il s’agit d’un projet important par sa taille, son style traditionnel et son niveau de personnalisation. Pour le marché, il rappelle que la demande pour les yachts de plus de 100 mètres reste active, malgré les contraintes croissantes qui entourent la grande plaisance : délais de construction, coûts d’exploitation, exigences environnementales, disponibilité des équipages, pression médiatique autour des très grandes unités privées.
Ce type de yacht cristallise toutes les tensions du secteur. Il fascine par son niveau de savoir-faire et d’ingénierie. Il interroge par son échelle. Il exige des moyens considérables pour être construit, entretenu, armé, déplacé, approvisionné. Mais il demeure aussi l’un des derniers domaines où l’artisanat industriel européen peut produire des objets entièrement sur mesure à une échelle presque architecturale.
Boardwalk illustre cette réalité. Sa coque, ses ponts, son intérieur, ses systèmes, ses tenders, son éclairage, ses hélipads et ses espaces de loisirs résultent d’un travail collectif d’une rare ampleur. Derrière le nom du chantier, il y a des ingénieurs, architectes navals, designers, décorateurs, menuisiers, métalliers, électriciens, spécialistes de la sonorisation, de la sécurité, de la propulsion, du confort et des finitions. Un yacht de 117 mètres est un monde construit par des centaines de mains.
